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15 décembre 2011

SOLILOQUE: LE POPULISME

JE METS UN TERME À MES SOLILOQUES. MON PREMIER DATE DE NOVEMBRE 2007. CES COURTS COMMENTAIRES, SUR DES SUJETS QUI M’INTERPELLENT, SE TERMINENT DONC AVEC LE VINGT-CINQUIÈME QUE VOICI.

LE POPULISME

Parler « des vraies affaires », parler « vrai », parler « au peuple », voilà comment le populisme se présente dans les médias, pis encore dans les nouveaux médias. Cette faveur accordée par presque tous les médias qui s’abreuvent à l’instantanéité et où s’ajoute une odeur anti-intellectuelle. Cet aveuglement appelle le ressentiment pour tout ce qui est « trop » réfléchi et invite à la démagogie. C’est à ce moment que le populisme devient néolibéral et antiétatique. Puis, l’information devient une marchandise vulgaire et insignifiante.

Le populisme contribue à la généralisation, l’amalgame sans nuance et l’opportunisme. Les propos racistes, antisémites, islamiques, homophobes et sexistes qui inondent la scène publique tombent dans ce délire méprisable.

De nos jours, tout est compliqué et l’exercice irresponsable du droit de parole de certains communicateurs rapetisse nos vues sur le monde. Rien n’est ni noir ni blanc et notre responsabilité citoyenne est de rechercher une information éclairante, ce qui est plus difficile que jamais. Le populisme s’infiltre subtilement dans notre monde politique ; il n’a pas d’odeur. Mais comme le dit le rappeur Joey Star : « Ce qui ne pu pas sent plus fort ».

La liberté ce n’est pas de dire n’importe quoi. Des fois, on dirait que cela consiste à prendre sans avoir à redonner ou à jouir des fleurs sans avoir à en planter de nouvelles.

JOYEUSE FÊTES ET HEUREUSE ANNÉE 2012

Louis Cousineau
Le 15 décembre 2011

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